Prezzo "Leonardo da Vinci" di Roma
Falltère Pierottini a été lauréat du Prix "Léonardo da Vinci" de peinture de l'IEC de Rome qui écrit ..." Léonard de Vinci a cherché à peindre l'âme humaine...vous représentez la continuité de cette démarche...".
I.E.C. di Roma
"Un tableau est une somme de souvenirs, de pensées mais avant tout une somme de vides à combler par celui qui regarde" F. Pierottini
SERIE "IN THE MOON" - 2008
« Nous regardons droit devant nous mais nous sommes ailleurs.
Nous voyons la scène qui se joue mais nous ne comprenons pas ce qui se dit.
Les souvenirs du passé, notre imaginaire et la déformation de la réalité se mélangent dans une valse de formes et de couleurs.
Les éléments principaux de la scène deviennent imposant et prennent la première place.
Les images de la mémoire d'hier et les souvenirs lointains de l'enfance entre en collision avec le réel.
Nous sommes dans La Lune.
La série “In The Moon." essaye de figer ce moment fugace sur la toile pour nous permettre enfin de l’observer. »
François Bruller (Galerie Lelong Paris)
"SERIE HYPNOSE" - 2003>2007
“ Reformer le concret pour créer une autre réalité plus proche de la vision poétique du moment.
Modifier le réel, reconstruire une nouvelle réalité aussi crédible que celle que nous croyons exacte. Rien n’est réel, la vision poétique de chacun définit sa propre réalité. Un être aimé est fabuleux, différent, l’amour parti, il retourne dans la normalité, biologiquement il n’a pas changé mais nous le voyons différent ! C’est la vision poétique du réel qui a été modifiée. J’aime peindre cette autre réalité et ouvrir une porte permettant à l’oeil de voir derrière le miroir”
Falltère Pierottini est né en 1959, il est peintre depuis toujours et a en lui ce génie qui fait que son travail respire la perfection d’une œuvre longtemps murie.
En effet, la peinture de Pierottini est avant tout poétique et figurative et mets en lumière l'étrange aventure des rencontres humaines.
Tous les évènements de notre vie trouvent leur raison d'être au plus profond de chacun d'entre nous.
Ces évènements ne sont autres que des codes qui nous permettent de comprendre notre poésie intérieure.
Les toiles de Pierottini sont constituées d’images étranges, fantasmes au cœur de la réalité, réalité qui échappe de plus en plus à nos yeux qui voient mais oublient de regarder et que l'artiste s'évertue à recomposer au travers d'une symbolique interpellation, d'une poésie picturale puissante et enchanteresse.
Ses personnages semblent sortis tout droit d'un monde fantasque et on peut se demander quelle force occulte les anime tant ils semblent déterminés dans leur mouvement, et tant leurs doigts s'allongent démesurément comme pour nous indiquer une improbable issue.
Bien que le jeu éclatant des couleurs et la picturalité soit d’une force peu commune, les scènes peintes paraissent se dérouler dans une nature interprétée dont émerge souvent l'un ou l'autre élément récurant: le couple, l’âme, les rapports humains,...
Pierottini ne cherche pas à surprendre ou à déranger.
Il recherche l’authenticité et la beauté, subjectivement sans doute la somptuosité des couleurs, la magie de l'image, l’élégance du trait, le mystère des situations et nous invite à être, au travers de cette quête intemporelle de notre âme dans laquelle il tente d'exhumer des valeurs enfouies, spectateurs de nos propres rêves.
Il en résulte des visions figées, des arrêts sur image dont l'espace et le temps s'emploient à nous échapper.
C’est dans la souvenance du passé et l’utopie du futur que l’on construit la peinture du présent.
L'âme est invisible et pourtant parfois tellement présente : c'est dans cette antinomie que l'artiste trouve sa raison de peindre depuis maintenant trente ans.
Cette quête inassouvie du tréfonds de l'âme le pousse toujours plus loin dans ses introspections et le place fondamentalement hors des modes, peut-être à l’avance sur elles, peut-être à contre-courant ; mais une chose est certaine : Pierottini nous dévoile autre chose que ce que nous avons l’habitude de voir.
Christo Jas
"...Par la force de sa peinture, Falltère Pierottini nous donne ce que nous n'arrivons à décrire, ce dans quoi nous sommes pris, nous, êtres humains, et que nous ne comprenons pas, n'admettons pas.
Jusqu'à présent, seul la philosophie le pouvait, mais la philosophie de Falltère Pierottini s'appelle Art, Peinture, Représentation, celle qui nous manquait dans l'art et que nous n'imaginions pas; comment imaginer un seul instant la peinture de Falltère Pierottini sans l'avoir vue, sans la connaître? Impossible.
Nous n'attendions pas Pierottini, on peut même dire qu'il ne nous manquait pas, mais voilà maintenant qu'il est là, il nous est devenu indispensable, sa peinture est devenue nécessaire, indispensable pour comprendre la poésie cachée de notre coeur. Et le coeur en devient plus fort et plus beau.
C'est SUPERBE mais on n'ose pas trop le dire..."
Bircyvis
Peinture d'une civilisation bord cadre…
Texte de Falltère Pierottini
LA PEINTURE EST–ELLE TOUJOURS NOTRE IDENTITE COMMUNE ?
La poésie dans la peinture est un facteur fondamental permettant de comprendre l’importance des codes qui nous entourent.
J’ai souvenir d’avoir vu, en un laps de temps très court, deux merveilleux portraits; le premier, un homme de face peint par Giacometti et l’autre, une femme dans l’attente sublimement peinte par Modigliani.
Une poésie indescriptible et presque respirable ressortait des ces œuvres.
Nous savons tous qu’elles ne sont faites « que de pigments et d’huile» judicieusement assemblés dans un ordre propre aux artistes et facilement compréhensible par le commun des mortels.
La magie tient dans la charge émotionnelle que ces artistes ont, au moment précis de leurs créations, pu insuffler au travers de la « représentation » codifiée de Notre Réalité.
Un court moment de perfection dans un monde empli d’imperfections.
Et si cet instant d’immobilité, cette fraction de seconde captée par l’œil et la main de l’artiste n’était en fait que la répétition d’une seule et unique parcelle de Notre Véritable Réalité que nos yeux voient enfin clairement et ne font pas, comme à l’habitude, que « vaguement » regarder.
Nous pourrions même envisager que tout l’Art pourrait être en fait la répétition à l’infini de quelques notes jouées imperturbablement et qui structurent le souffle du vent de notre création intérieure !
Comme les milliards de molécules qui forment un corps, un monde, un univers ; les signes et les rictus codifiés par la peinture depuis nos origines continuent à nous parler et nous émouvoir.
C’est un peu comme si c’était l’écriture génétique de notre Ame, la trace formelle de notre ADN social.
Ce langage universel que nos ancêtres, au travers de toutes les civilisations créées, ont élaboré contient la véritable alchimie qui transforme un corps inerte en or.
Cette alchimie est depuis toujours en notre possession; magie tellement enfouie en nous que nous n’y prêtons plus attention, ne laissons pas passer la sublimité élaborée par ces millions
Bizarrement nous trouvons une même ligne identitaire entre les peintures rupestres, les fresques de Pompéi, les chefs d’œuvre de la Renaissance, les peintures des arts premiers; la même foi en cette trace laissée par une main, dirigée par un cerveau de cultures différentes et crépitée par la poésie du cœur.
il a permis, bien sûr, de faire des objets du quotidien et de la pensée du jour des « œuvres d’art », mais il a aussi par cet acte donné les armes pour endormir la peinture.
Certains peintres ont malgré tout continué leur quête de poétique ; la recherche de l’Ame ne se détruit pas aussi facilement; le dédain et le manque de lieux pour exposer leurs travaux les ont relayés à un obscurantisme d’un demi-siècle, dicté par un académisme conceptuel et théorique généré par le secteur ; une véritable avalanche de mots et de concepts.
…Surpasser la technique, l’apprentissage, le style, pour rejoindre cette « Ame collective » qu’est l’écriture picturale, est un combat qui, pour l’artiste, est de longue durée : des dizaines d’années de travail introspectif et de réflexion profonde sur le monde et l’humanité.
Il est donc plus facile de se revendiquer artiste et de produire en peu de temps des «Œuvres du quotidien » permettant d’entrer dans un marché porteur et qui détient plus de 80% du secteur que d’envisager la création d’un véritable univers intérieur.
Poser sa pierre en l’édification d’une Humanité rayonnante et éternelle à côté de nos ancêtres, est un cadeau et un privilège énorme.
Nous comprenons donc qu’il est plus facile de montrer l’illusoire de notre société que de faire ressentir les lignes de force de notre Humanité.
Notre société de fin du vingtième siècle a misé sur la réussite directe engendrée par l’art conceptuel; la croissance économique de l’Occident a permis, par l’importance des flux financiers autour du marché de cette culture.
L’Art était le symbole de notre lien avec le passé et notre cheminement vers un futur; comprenez bien que je ne renie en rien les tranches de l’art de la fin de XXéme siècle mais la dictature de certains mouvements créatifs est devenue intolérable.
On a détruit tout un passé riche de savoirs, basé sur la force de la peinture, on a fait table rase de ce qui constituait notre patrimoine intemporel, pourquoi cet état de fait ?
Pourquoi la peinture ne s’est-elle pas battue ?
C- POURQUOI CE MEPRIS ENVERS LA PEINTURE ?
Les penseurs et les enseignants de nos écoles d’art s’y sont impliqués, c’était quasi une obligation pour ne pas être traité de rétrograde.
Dans une fin de XXème siècle chaotique, forte de ses contradictions, de la destruction d’un modèle social, religieux et de valeurs, nous pouvons constater que malgré cette société que personne, soi-disant, ne voulait, tous l’ont utilisée.
Le déni de ce qui représentait la qualité ultime de notre société, c'est-à-dire la peinture, est le symbole de l’anéantissement des modèles.
Cette situation a causé une perte de valeur et une déstabilisation de la pratique de l’acte pictural engendrant l’exaltation de « la chose qui choque » à outrance.
La valeur de l’œuvre d’art n’est plus dans le ressenti, la force, le contenu ou la facture mais surtout dans la vision théorique qu’en font les marchands, les critiques et les galeristes.
Il faut redonner à la peinture la place qui lui a été dérobée, le public boude la création contemporaine,....certains théoriciens de l’art nous ont dit : « En peinture, on a tout fait. » on avait soi-disant fait le tour, la toile étant descendue des murs, on nous a fait croire que la peinture n’avait plus rien à raconter, mais ce qu’il y a à raconter c’est Nous !
La peinture comme l’amour est un éternel recommencement mais aussi une histoire différente à chaque fois, ce sont toujours les notes que l’Ame utilise pour chanter sa passion de la vie mais, comme en musique, avec peu de choses, sept notes, la diversité est infinie.
Si vous regardez longtemps au fond d’une âme, l’âme vous renverra le reflet de la vôtre.
Nous devons sortir de cet état d’adolescent fortuné et plonger vers l’exaltation d’une maturité pleinement retrouvée et partagée.
Mettre l’Humain Universel au centre de nos priorités.
Retrouver le chemin de notre Ame Collective, que nous avons égarée, est vital.
Relancer la dynamique poétique est indispensable.
La disparition de cette poétique dans l’univers de l’art en est le marqueur le plus visible.
Nous devons être fier de poser notre pierre à l’édifice de l’Humanité.
Redonner sa place à la peinture, la recentrer dans un vecteur de reconnaissance, lui permettra de la remettre en phase avec sa dynamique perdue.
Amorcer une tendance à vocation poétique permettra aux artistes de plonger au plus profond de l’âme de l’homme, de ses rêves, de ses fantasmes, de ses désirs, de se connecter à ses villes, à sa nature, de transcender ses sentiments et ce, à l’intérieur d’un système poétique immuable.
Mais comprenons bien que LA PEINTURE EN EST UNE CLEF.
La peinture en est peut-être la clef et reflet.
Elle doit accompagner une reconstruction totale de notre moi social et collectif.
Elle doit être montrée, défendue, exposée.
Ce monde de la poésie réaliste remplacera peu à peu le monde superficiel du paraitre.
Le renouveau de l’art passe par le respect de la peinture, n’attendons plus pour participer nous aussi au redémarrage de cette merveilleuse histoire malheureusement interrompue.
Erasme dans « l’Eloge de la folie » sous-entend que la folie fait partie inhérente de l’homme et que les lois et les codes élaborés par l’humanité servent de gardes fous.
La folie sera donc constructrice ou destructrice, seul le seuil d’acceptabilité des valeurs imposées par la société et ses retombées positives marquera le basculement dans l’une des deux voies.
Toutefois, pour que cette folie soit constructrice, elle a besoin de signaux clairs telles que l’espoir en la vie et la relance de cette fameuse poétique dont la peinture en est depuis toujours le traceur.
Elle est intemporelle et liée à l‘humanité, la figuration en est le capteur … laissons-la, enfin, raconter notre histoire contemporaine. Merci.
